Aujourd’hui bu
Aujourd’hui je n’ai pas bu de thé.
J’ai bu de l’eau, du café, du vin,
Du jus de pamplemousse, de l’eau encore et même du lait.
Aujourd’hui je n’ai pas bu de thé.
J’ai bu de l’eau, du café, du vin,
Du jus de pamplemousse, de l’eau encore et même du lait.
Célébrons les pieds, donc.
Je ne sais pas quoi leur dire, aux pieds. Mais je sais que la pire chose que l’on puisse leur offrir, c’est Venise. Un véritable cauchemar, surtout si vous voulez faire l’élégante car, en plus, Venise n’est pas du tout assortie aux sandales à scratchs et aux godillots de rando, non, à Venise il faut des escarpins. Et là, au bout de deux heures, les ampoules qui saignent font leur première apparition. Car à Venise on ne se contente pas de croiser les jambes en haut d’un tabouret de bar, les mollets élégamment soulignés par des talons de 20 cm. Non, à Venise, le pied sert à ce pourquoi il est fait, c’est-à-dire marcher. Marcher sans fin du matin au soir, dans les ruelles, sur les ponts, dans les musées, dans les églises qui sont aussi des musées, marcher pour aller chercher l’arrêt des bateaux, pour retourner à l’hôtel où, enfin, les pauvres pieds torturés peuvent se mettre les doigts en bouquet de violettes. Jusqu’à ce que la faim vous pousse à sortir chercher, à pieds, une petite trattoria que l’on vous a recommandée, et bien évidemment loin de votre chambre. Sensible des pieds ? Allez visiter une ville en voiture. Rome est parfaite : beaucoup de voitures et de marchands de chaussures ravissantes. Où alors Paimpol, les vieux baskets y sont acceptés, le centre-ville se parcourt en une petite demi-heure et il y a trois marchands de chaussures. Là, les goélands ne portent pas de talons hauts, ils gardent leurs palmes.

“Exercices d’écriture “366 réels à prise rapide” issu du livre “Ecrire sa vie” de C. Bonifas et S. Onze chez Mango
Photos de numéros d’immatriculation de chalutiers, ces derniers sont souvent peints de couleurs rutilantes qui demeurent même après leur abandon. Aujourd’hui c’était un exercice d’écriture, certes, mais photographique !
“Pour écrire un mot il faut une plume et, justement, je n’en ai pas. En plus de ça mon poêle est éteint, je caille et le clair de lune ne suffit pas à m’éclairer. Alors j’ai envoyé un sms à Pierrot pour lui demander de me prêter un stylo. Il m’a répondu “chui o li, g pa de bic, va ché la voizine l é la”. Bien. j’enfile mon manteau et je sors. En effet la fenêtre de sa cuisine est éclairée faiblement. Je frappe. Elle ouvre. Vingt dieux la belle brune sexy ! On a cherché, cherché, cherché de quoi écrire, mais rien trouvé car elle avait éteint la loupiote et refermé la porte…
Voilà pourquoi j’ai été empêché d’écrire aujourd’hui.”

“Exercices d’écriture “366 réels à prise rapide” issu du livre “Ecrire sa vie” de C. Bonifas et S. Onze chez Mango”