La kitcherie c’est aujourd’hui

Il regarde, ce chien de faïence, les gens qui passent, en chien de faïence. Sa vie de chien de faïence est à un tournant. Ses maîtres n’en veulent plus et l’exposent sur une planche recouverte de plastique adhésif au vide-grenier du village. Mais aura-t-il droit à une nouvelle étagère ? Son cul posé sur un napperon ? Entre la photo du fils à trois ans et le thermomètre en forme de phare ? Ou va-t-il retourner dans un carton, l’œil ouvert et l’oreille aux aguets pour toujours dans le noir du grenier ?

Matous & cie

Mes chat(tte)s sont une bande de hooligans, de gangsters. Présentations :

  • Pretinho, dit Titi, chef de bande et névrosé, il pègue. Tout noir, de gouttière. Ne boit que dans l’évier. Dort en rond, de préférence dans un “moule”. Sa fourrure, moelleuse, sent toujours bon et j’adore y fourrer mon nez.
  • Trottinette, grosse et grasse, courte sur pattes en plus, toujours miaulante et parfois les 4 fers en l’air, vit dehors, dans les greniers et trottine, affairée. Vaguement rayée, de gouttière. Parfois se parfume à l’huile de vidange de tracteur. Parfois passe la nuit dans la maison (quand elle n’est pas parfumée arôme tracteur). Elle n’est pas sur la photo car elle faisait sa fière.
  • Peggy fille de Trottinette, paresseuse et chichiteuse. Noire et blanche et nez rose, de gouttière. Grimpe à la porte d’entrée en bramant pour qu’on lui ouvre, joue avec sa queue et te pose une patte sur l’avant bras quand elle veut te causer. Le mot magique : “Saucisson !” et elle rapplique à toutes pattes.

Ils passent leur vie à entrer puis sortir et vice-versa, à dormir et à nous faire des tas de cadeaux comme rats, mulots, souris, lapereaux, grenouilles et oiseaux tombés du nid ce qui nous fait éminemment plaisir vous pensez bien. Ils se gavent de croquettes que l’on paye the skin of the bottom chez le vétérinaire, puis les vomissent (dans la maison) et enfin retournent dormir l’air satisfait. Ils ont une peur panique des invités à la maison, des enfants et des chiens, tous aux abris !

Jeux culinaires

1) Vu dans un restaurant, dans la rubrique “Entrées” :

“Taboulé de chou-fleur bio, jambon ibérique, vinaigrette de coques”

Comme je n’ai pas mangé là, je ne connais pas la teneur de cette recette, à part le “jambon ibérique”, sans doute le fameux serrano et le chou-fleur, légume bien connu en Bretagne.

Donc.

Vous allez me faire le plaisir de concocter une recette sur la base des informations ci-dessus, Les sœurs Goux, au travail ! Et les autres aussi d’ailleurs. Je les ferai toutes vos recettes, avec photos et tout.

Prière toutefois de ne pas m’empoisonner.

2) ça se mange mais c’est quoi ?

Après les kitcheries, les grelucheries

Cette bonne Catherine, qui a toujours des idées extravagantes, m’a désignée officiellement pour que je dévoile mes petites habitudes en terme de greluchitude. Sans doute parce que je le valais bien ? Quatorze questions fort pertinentes m’ont donc été posées. Voici le texte intégral de cette interwiew exclusive :

  1. Quel fond de teint utilisez-vous ? Aucun, j’ai une carnation parfaite voyons et le bronzage archéologue* en plus !
  2. Quel mascara utilisez-vous ? Utiliser du masque à rat ? Sûrement pas !
  3. Votre crème de jour ? Pas de pub ici !
  4. Votre marque de produit préférée ? Pas de pub ici, je vous l’ai déjà dit !
  5. Votre marque fétiche de maquillage ? Pas de pub ici ! Non mais vous êtes sourd ou quoi ?
  6. Votre produit “must” ? Etre amoureuse (ça fait briller les yeux et rosir les joues), en l’absence de ce produit fort rare, je me contente du sourire, disponible 24/24h et gratuit. Sinon c’est le lait d’anesse en bain, le problème c’est que je n’ai qu’une douche et pas d’anesse du tout
  7. Votre magazine fétiche ? Télé Z
  8. Qu’emportez-vous sur une île déserte ? Je ne vais jamais sur une île déserte.
  9. La femme que vous admirez pour sa beauté ? Cléopâtre
  10. Une femme dont vous enviez le look ? Vénus
  11. Vous vous damneriez pour quoi ? Quelques tranches fines d’un excellent saucisson sec avec un verre de bordeaux.
  12. Que signifie pour vous la féminité ? Heu… Des gros nichons ? Ah c’est pas ça la question ? Vous pouvez répéter ?
  13. Un dernier mot ? La beauté ne se mange pas en salade
  14. Votre adresse de blog fascheune/biouti ? Inrap

Bon c’est pas l’tout à qui je vais refiler la patate chaude moi maintenant ? Mais comme je me fiche pas mal de votre maquillage, mes amis, c’est pour celui qui voudra ou que ça inspire…

C’est la Vénus d’Arles.

*Le “bronzage archéologue” d’été se répartit ainsi : la figure et le cou avec la marque du tee-shirt, les bras avec la marque des gants et des manches. Le reste est blanc.

Mercredi c’est kitcherie

C’est  la Mère Castor qui l’a  dit. On est jeudi, tant pis, c’est kitcherie aussi.

Le voyage à Paimpol, encore

Vous vous souvenez ? Paimpol et sa falaise chantée par Théodore Botrel, la pêche en Islande racontée par Pierre Loti ? les goélettes, le pardon, la croix des veuves, Yann et tout le tralala romantique maritime ?
La baie de Paimpol présente bien une vague colline mais de là à l’appeler falaise, c’est du même tonneau que la sardine de Marseille sensée boucher le Vieux-Port. Exit la falaise, à nous deux la grand-pêche. A part un petit musée discret rappelant cette épopée, rien de rien. Plus une seule goélette. Enfin si, une, mais dans quel état!

Une goélette en partance pour l’Islande, au début du XXe siècle

Une goélette en partance pour l’oubli au début du XXIe siècle

Pas un seul hommage à ces marins qui ont été exploités honteusement. Dans le port, quasi plus de bateaux de pêche, deux ou trois chalutiers-coquilliers quand même et les barges en alu des ostréïculteurs, au milieu d’un million de bateaux en plastique au dessus desquels trônent les camping-cars. La maison de Pierre Loti accueille une boutique de coiffure et les belles maisons d’armateur des hôtels et des restaurants.

La maison où Pierre Loti écrivit “Pêcheur d’Islande”

Mais où est donc passé le pêcheur d’Islande ? Réduit à un mythe ? Au pittoresque ? Or, la pêche en Islande était loin, immensément loin du pittoresque mais aussi du mythe. Un ancien d’Islande, Yves le Roux, concluait ainsi son récit : “nous ne faisions pas l’Islande par plaisir, ni vocation, comme on l’a trop souvent écrit, mais seulement pour nous remplir le ventre ; et ce remplissage-là, croyez-moi, on le payait cher”. Il ne reste plus à Paimpol que des restos-moules-frites, des marchands de souvenirs marins et de sardines à l’huile… de quoi se faire frissonner, non ?

Le quai entre les deux bassin du port, hier et aujourd’hui

A lire : “L’épopée islandaise” de François Chappé qui démonte tous les mythes de la pêche en Islande et montre la dure réalité de ce que fut la vie des marins de cette époque

Mon dernier-né

Il est né avant-hier, il est très beau et me plaît beaucoup : c’est un blog tout neuf avec que des photos dédiées à la mer et sans blabla. Il ne remplace pas celui-ci (j’entends vos “ouffff” de soulagement d’ici) et il ressemble à ça :

Mais le mieux c’est encore d’aller le voir. Pour l’instant seules neuf photos y demeurent mais merci d’avance pour vos compliments qui ne vont pas manquer de pleuvoir !

En fait j’y ai pensé car WordPress vient de sortir un nouveau modèle de blog dédié aux photos qui les met vraiment en valeur, je sens que je vais abandonner Flick R qui me demande de payer car j’ai atteint un quota de 200 photos, photos que personne ne va voir sauf une ou deux. Le transfert est long et la présentation très moyenne. Et puis les sites “sociaux” j’en ai ma claque avec leurs “tu veux être mon ami ?” qui me tuent grave. Une petite vidéo (hélas en anglais) montre ce type de relation transposé dans la vraie vie. Même si tu ne comprends pas un traitre mot tu te marres ! A voir là.

Et vous, vos blogs secrets, cachés ou en gestation ? Vos sites “sociaux” ?

Jersey (5/5) : les pieds fatigués

On pourrait croire que Jersey est une île drôlement fatigante car on y trouve des multitudes de bancs, je parierais qu’il y en a au moins un par habitant. Tous les 15 mètres on peut se reposer les pieds (c’est marqué dessus), en regardant soit la mer, soit la campagne, soit les bateaux échoués, soit en attendant le bus en ville, le bateau au port, le car sur les chemins. Ou juste pour regarder la vie passer doucement. Certains sont offerts en hommage à un mort et y poser son postérieur est tout à fait autorisé. Je les ai tous essayés et tous bien appréciés.

Jersey (4/5) : bien peint

Si vous voulez faire des affaires en or, venez faire peintre en bâtiment ou négociant en peinture à Jersey. Tout est peint, laqué, enduit du jour. Les maisons sont pimpantes dans leurs couleurs de sorbets et les grues du port toutes coloriées de frais. La balustrade verte devant la cabine de téléphone jaune c’est quand même plus chouette que le gris sous-marin et le marron. Même les taches sont bien peintes, c’est dire !

Jersey (3/5) : faune & flore

Pour ce qui est de la faune et de la flore, rien d’exotique, pas de girafe ni d’arbre du voyageur (pas besoin, il y a des pubs) mais d’ordinaires bestioles :

  1. Les “Seefood” que nous traduirons par : poisson et frites
  2. Les “Real Jersey dairy ice cream” que nous traduirons par : la vache de Jersey ne rit pas
  3. Les “Ducks crossing” que nous traduirons par : futurs magrets
  4. Les “Jersey Teddy” que nous traduirons par : doudou pour adulte en période régressive

Quant aux fleurettes elles sont également communes mais très joliment disposées dans une nature bien agencée comme il faut :

  1. Les ajoncs entourent les rochers qui se la jouent “Mère à l’enfant”
  2. Le chêne se pare de pendentifs
  3. Les cailloux se mettent du rouge
  4. Les fleurs bleues sont à poils
  5. Les fougères se déroulent langoureusement
  6. Les fleurs grimpent sur les robes

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La vie des livres

"Les livres sont une des rares choses que les hommes chérissent vraiment. Et les esprits les plus nobles sont ceux-là aussi qui se séparent le plus facilement de leurs plus chères possessions. Un livre qui traîne sur un rayon, c’est autant de munitions perdues. […] Quand vous vous êtes nourri l’esprit et l’âme d’un livre, vous vous êtes enrichi. Mais vous l’êtes trois fois plus quand vous le transmettez ensuite à autrui." Henri Miller