À l’occasion de ce voyage, Paimpol était fort calme et le port quelque peu assoupi. Il faut dire que la mer était basse, ce qui arrive assez souvent d’ailleurs, et montait mollement. Les barges ostréicoles étaient posées sur la vase et les docks, ainsi que les grèves alentour, étaient désertés. C’était lendemain de Noël, ceci expliquant peut-être cela.
Mais en ouvrant l’oeil, on s’aperçoit que Paimpol est un endroit tout à fait fun : toujours un petit truc magique, cocasse ou poétique à dénicher. C’est la Mère Castor, mon prof d’empêchage de faire des cartes postales, qui m’a enseigné (à l’insu de son consentement) à débusquer les détails qui font qu’un lieu, somme toute joli mais banal, devient étonnant. Paimpol n’échappe pas à cette règle et recèle plein de choses qui vous mettent des morceaux de poésie dans une promenade, comme par exemple une broderie en festons laissée par la marée, la falaise, chère à Théodore Botrel*, qui croque des roches, une oie bernache cravant qui broute les goémons et même une laisse de mer ourlée de cristal.
Paimpol et la Mère Castor sont épatants, il faut les visiter.
*Les mauvaises langues disent que Botrel a inventé cette fameuse falaise mais elle existe, et même si elle n’est pas très impressionnante c’est bien une falaise, non ?
Il y a aussi un bistrot sur le port qui se nomme “la Falaise” mais ça ne compte pas, je trouve.






























Quoi ? Hein ? Vous dites ?