A Marseille il n’y a pas que des immeubles, un port, des marchands de navettes et des bars. Il y a aussi des recoins où se cachent des ruelles, des villas, des escaliers tordus, des calanques minuscules, des chats, des cabanons, le tout se côtoyant joyeusement, sans une voiture ni motocyclette pétaradantes. Grâce à DonaJuana nous avons pu découvrir ces petites merveilles sous l’œil vigilant de la Bonne Mère tout en montant de multiples escaliers escarpés et interminables qu’on a redescendus derechef. Le soleil nous a fait les pommettes roses et c’est les jarrets flageolants qu’on a admiré un coucher de soleil quasi hollywoodien sur les îles du Frioul.
Archive pour décembre 2007
Voyage au sud (5) de deux archéologues à l’ouest
Publié 29 décembre 2007 Ma vie en tranches 4 CommentairesVoyage au sud (4) de deux archéologues à l’ouest
Publié 29 décembre 2007 La vie des gens 3 CommentairesA Marseille on a tout. Non seulement on a “Plus belle la vie” (voir épisode précédent) mais également les bagnoles qui passent sous le Vieux-Port, les bateaux qui flottent au dessus des autoroutes, des immeubles immondes et des tours magnifiques, le soleil qui se couche sur la mer, des vues imprenables et des bains de foule. Tout ça au même endroit.
A Marseille on vend de tout, un briquet sur un carton, des diamants, des herbes dans des tiroirs en bois, et les fameuses “navettes” qui sentent l’eau de fleur d’oranger à trois kilomètres et qui sont aussi résistantes que la pierre (porteurs de dentiers, méfiez-vous, ces biscuits menacent votre sourire, même collé avec le gel qui maintient vos molaires quand vous roulez une pelle à votre conjoint). La boutique vend aussi du pain, car c’est une boulangerie, sauvant ainsi nos mâchoires.
A Marseille on trouve toutes sortes de restaurants et de nombreux bars dont celui de “La Marine” rendu célèbre par un certain Marius dont le papa tenait l’estaminet en question et dont la fiancée aux cheveux ondulés pleurnichait dans le giron généreux de sa maman. Le café y est expresso, l’ambiance morne et le décor nostalgico-tristounet.
Voyage au sud (3) de deux archéologues à l’ouest
Publié 28 décembre 2007 L'atelier des rêves 2 CommentairesLe feuilleton “Plus belle la vie” se déroule dans le “Quartier du Mistral ” recréé en studio avec une place et des rues très réalistes inspirées du vieux quartier de Marseille, dit le Panier. Dans ce “Mistral” qui n’existe donc pas, s’agite une petite communauté soudée autour du patron du bistrot, le “Bar du Mistral” (les scénaristes ont une imagination incroyable). Il leur arrive des tas d’aventures qui les mènent parfois aux Baumettes, parfois au cimetière, sauf les héros qui font cependant de fréquents séjours à l’hosto suite à leur implication dans des actions dangereuses. C’est pour vous dire si c’est haletant !
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La place du “Mistral” en carton-pâte
En réalité, le Panier, aux ruelles bien crasseuses et relativement mal famées, est de plus en plus sujet à la rénovation, aux boutiques d’artisanat et aux touristes, dont une partie recherche peut-être désespérément le bistrot du Mistral. On vient ici pour humer une vie chaleureuse et aventureuse qui n’existe pas. Moi je viens y acheter du savon (de Marseille).
Voyage au sud (2) de deux archéologues à l’ouest
Publié 27 décembre 2007 La vie des gens 3 CommentairesTiens si on allait visiter un immeuble ? A Marseille c’est chouette il y en a plein de toutes sortes, des barres, des tours, des résidences avec vue sur mer, des vieux, des neufs, des décrépis, des tout noirs, des tout blancs, des avec terrasses, des avec balcons, des sans rien, des avec jardins, des au milieu des voitures. On en a choisi un, un peu barre et un peu décrépi mais surtout très célèbre, un immeuble people quoi. Il est monté sur de grosses pattes genre tortue géante, dans le hall on y trouve, outre l’inévitable déco de noël, un gardien casquetté, des vitraux enchâssés dans le béton et des ascenseurs. Plus haut on peut y voir des couloirs aux portes colorées, un bistrot (on est bien en France), une minuscule librairie et même une supérette qui vend de tout.
Alors, vous l’avez reconnu ? Bien sûr que oui, n’est-ce-pas ?
Voyage au sud (1) de deux archéologues à l’ouest
Publié 25 décembre 2007 Ma vie en tranches 2 CommentairesA Marseille on a vu le père Noël (photo 1). C’est vrai. Maintenant qu’il est reparti au pôle nord qui fond, on a pu mettre le nez dehors. Dans un parc arboré (photo 2), si vert qu’on se serait cru au printemps, nous nous sommes offert des frissons made in Pagnol en passant près d’un château (photo 3) que j’ai décidé d’attribuer à sa mère et en longeant un petit canal (photo 4). L’endroit, par ailleurs fort plaisant, ne se trouve en aucun cas dans les écrits de Marcel mais au diable la vérité, la promenade fut pagnolesque en diable.
Etant en vacances j’ai du temps pour réfléchir, écrire, photographier, vélocipéder, bloguer…Certes. Mais je ne fais rien qu’à me coucouner au chaud en regardant les moutons brouter dans le givre de la prairie. Thé fumant, tricot, livres et puis c’est tout ! Quand l’Homme rentre le soir de son (épuisant) labeur il me trouve en train de cuisiner quelques pâtes pour un frugal dîner. Je suis une housewife même pas desperate du tout. La flemme.
Demain on s’engouffre dans ma petite auto grise pour une descente à Marseille où, entre pieds-paquets et Cinq avenues, Bonne-Mère et navettes (je pense à toi Ingrid mais patience !), on va fêter les fêtes. Avec escale dans le Cantal pour une nuit (volcanique).
Au secours Noël arrive !
Publié 10 décembre 2007 La vie des gens 9 CommentairesTags: joujoux, lettre, listes, Noël, papa
C’est la saison : de nombreux blogs y vont de leur petite lettre au père noël, appelé “père nowel” ou “papa nouel”, car il existe sans doute des claviers sans trémas. Je ne sais pas de qui il est le papa mais sûrement pas de moi. Par contre il est pour ainsi dire le fils de la célèbre boisson maronnasse et à bulles et je ne vois pas pourquoi on devrait lui envoyer des lettres le suppliant (”silteuplééé”) de vous apporter un nouveau portable, le dernier ipod, un “zouli canapé” ou la paix dans le monde parce que, de toutes façons, ce n’est pas lui qui le fera. Il faut croire qu’un vieux, obèse, pas rasé et habillé en rouge ça fait rêver.
Ces listes sont de pures calamités de langage avec tombages en enfance navrants* (”z’ai été crès saze, z’ai bien fait mes devoirs” etc. etc.) écrites par des adultes, faut-il le préciser. Rédigez donc vos listes en SMS, c’est plus moderne, prenez exemple chez Issorp !
*Oups je n’avais pas compris que c’était de l’humour !
Voyage à l’est de deux archéologues à l’ouest
Publié 9 décembre 2007 La vie des gens 7 CommentairesTags: Alsace, bretzel étouffe chrétien, désoiffage intense, temps pourri
Strasbourg est pour les Bretons une ville un peu trop à l’est pour avoir la mer à portée de main mais toutefois attirante par ses montagnes (de choucroute) et la promesse d’une chasse aux livres agrémentée de bretzels et de boissons réconfortantes. Séduits par ceci (les livres) et cela (les boissons réconfortantes) nous décidâmes, Monomme et moi-même de tenter l’aventure vers cette contrée alsacienne accessible par TGV depuis l’Armorique. Aaahhhh le TGV ! 6 heures ballotés avec les pieds du voisins d’en face sur les nôtres et notre sac sur ses genoux, les gens qui empruntent imprudemment le couloir et qui nous tombent dessus lors d’un virage un peu prononcé, le bar situé à deux heures de marche, enfin bref une aventure ferroviaire absolument époustouflante que même dans les romans on en trouve pas l’équivalent.
La gare de Strasbourg possède une architecture assez surprenante : on arrive sous une verrière 1900 soutenue par des circonvolutions de fonte très Art-Nouveau et on en sort par une sorte de pneu-soucoupe-volante transparente du plus bel effet post-contemporain.
(Cette photo, qui a été volée sans vergogne à Septentria, représente la gare de Strasbourg vue par un voyageur qui s’apprête à monter dans un train qui va rouler à 300km/h mais qui a trois heures de retard).
Pour ne pas trop nous dépayser, la météo nous avait concocté un petit temps brestois de derrière les fagots, pluie et vent, on s’y serait cru. Mais les boissons réconfortantes aidant, c’est au pas de charge que notre périgrination alsacienne fut menée depuis la cathédrale (un vaisseau de pierre qui s’élance vers le ciel) jusqu’à la statue de Goethe (en bronze garanti véritable) et en passant par un pont couvert fortifié par Vauban (un architecte de génie qui a fortifié la France entière). La nuit était tombée depuis longtemps lorsque nos jambes flageolantes nous menèrent jusqu’à une oasis, sans palmiers certes, mais avec moult promesses de désoiffage intensif. Après restauration des troupes et un sommeil bien mérité on a repris notre bâton de pèlerin (le tram en a tenu lieu) afin d’aller observer les Strasbourgeois dans leur milieu naturel. Eh bien les Alsaciens sont des gens comme tout le monde : ils portent des chaussures, des lunettes, lisent des livres et sortent leur chien et ce, depuis la plus haute antiquité. Voici les photos qui en apportent les preuves :
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(Photos prises au Musée de l’Oeuvre Notre-Dame de Strasbourg)
Bon , d’accord, les Alsaciens trouvent que le bretzel est un met délectable (très exagérément étouffant et salé) et prétendent que le cidre chaud bien épicé vous met un homme sur pieds en deux secondes (mieux que le Viagra) mais ils ont un sens aigu de Noël et vous l’offrent de tout cœur si bien que nous sommes rentrés avec l’impression que Noël était resté en Alsace.
Pour la description du voyage retour, voir la description du voyage aller.



Mais qu'est-ce que vous racontez ?