J’adore les îles et ça tombe bien car, par chez nous, elles ne manquent pas. Il y en a pour tous les goûts, de la plus âpre à la plus douce, de la plus célèbre à la plus modeste, de la plus proche du continent (on y va à pied sec à marée basse) à la plus lointaine (une heure de mal de mer…), de l’habitée à la déserte, de la plus minuscule à la plus vaste. Samedi, nous voilà donc partis pour une île catégorie “modeste, petite, douce, lointaine et habitée” j’ai nommé Hoedic. Le hic c’est que suite à un mélange royal de pinceaux on a raté le bateau. Déception cuisante sur le quai de Quiberon, nos rêves embarqués depuis deux heures. Zou on ne se laisse pas abattre, on cherche un autre rêve dans notre catalogue, à nous Belle-Ile-en-Mer ! Le bateau nous attend, un hôtel vue sur mer réservé, et c’est parti !
Arrivée dans la douceur du soir au petit port de “Le Palais”*, dîner de poissons, promenade nocturne près des remparts de la ville, sommeil paisible. Journée sur les chemins côtiers dans les arômes suaves des premiers ajoncs en fleurs, mêlés à ceux de la mer et des plantes marines, découverte de criques vertigineuses, couleurs, sable**, rochers, vagues, oiseaux, citadelle du XVIIe siècle avec ses bastions en étrave de bateau monstrueux, maisons estivales closes… Un petit monde savoureux pour nous tout seuls et quelques rares touristes éparpillés. Allez donc à Belle-Ile*** hors saison (l’été c’est impraticable).
* Ma note précédente était prémonitoire !
** On a écrit quelque chose dans le sable (photo 7) : c’est quoi ?
***La chanson de Laurent Voulzy “Belle-Ile-en-Mer” concerne Marie-Galante à la Guadeloupe (qui est aussi nommée Belle-Ile-en-Mer), et non pas Belle-Ile-en-Mer en Bretagne. Marie-Galante est également magnifique.



Mais qu'est-ce que vous racontez ?