Archive pour février 2008

Belles îles

J’adore les îles et ça tombe bien car, par chez nous, elles ne manquent pas. Il y en a pour tous les goûts, de la plus âpre à la plus douce, de la plus célèbre à la plus modeste, de la plus proche du continent (on y va à pied sec à marée basse) à la plus lointaine (une heure de mal de mer…), de l’habitée à la déserte, de la plus minuscule à la plus vaste. Samedi, nous voilà donc partis pour une île catégorie “modeste, petite, douce, lointaine et habitée” j’ai nommé Hoedic. Le hic c’est que suite à un mélange royal de pinceaux on a raté le bateau. Déception cuisante sur le quai de Quiberon, nos rêves embarqués depuis deux heures. Zou on ne se laisse pas abattre, on cherche un autre rêve dans notre catalogue, à nous Belle-Ile-en-Mer ! Le bateau nous attend, un hôtel vue sur mer réservé, et c’est parti !

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Arrivée dans la douceur du soir au petit port de “Le Palais”*, dîner de poissons, promenade nocturne près des remparts de la ville, sommeil paisible. Journée sur les chemins côtiers dans les arômes suaves des premiers ajoncs en fleurs, mêlés à ceux de la mer et des plantes marines, découverte de criques vertigineuses, couleurs, sable**, rochers, vagues, oiseaux, citadelle du XVIIe siècle avec ses bastions en étrave de bateau monstrueux, maisons estivales closes… Un petit monde savoureux pour nous tout seuls et quelques rares touristes éparpillés. Allez donc à Belle-Ile*** hors saison (l’été c’est impraticable).

* Ma note précédente était prémonitoire !
** On a écrit quelque chose dans le sable (photo 7) : c’est quoi ?
***La chanson de Laurent Voulzy “Belle-Ile-en-Mer” concerne Marie-Galante à la Guadeloupe (qui est aussi nommée Belle-Ile-en-Mer), et non pas Belle-Ile-en-Mer en Bretagne. Marie-Galante est également magnifique.

Palais et châteaux

 

J’ai volé à Catherine (qui l’avait volé à Mifa, il faut bien le dire) cette envie de décrire un rêve de palais, de château et de chimères. Au premier abord ça m’a fait penser à cette émission de télévision qui ne montre que de belles demeures anciennes, nobles et très chics avec des princesses permanentées à l’accent autrichien ou italien qui vous expliquent comment elles ont restauré la salle de bal, refait les jardins et retrouvé le pigeonnier bref une espèce de machin “Point de vue & Images du monde” sauce culture et qui m’endort en trois minutes. Autant le dire tout de suite, mon rêve de palais ne ressemble pas vraiment à ça.
Mon palais serait en bois, muni de voiles et me baladerait sur les océans.
La chimère : la météo serait parfaite, juste un petit vent force 3, la barre calée sur le 245, du soleil, je me laisserais aller à la contemplation, avec juste le bruit de l’étrave qui fendrait les vagues et le grincement rythmé du gréement qui travaillerait tranquillement dans la houle.

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De l’Arrrrrrrt ? J’adorrrrrrrre !

A Paris
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Dans le jardin du Palais-Royal une exposition de sculptures. Qu’en dire ? Je ne sais pas. Allez à vous, faites donc un peu les critiques d’art, ça me reposera. Les deux têtes (en haut) font partie de la même installation. Elle sont fixées à chaque extrémité d’un balancier en équilibre sur un petit escalier lui-même juché sur un tas de cailloux genre tout-venant DDE. Les boules métalliques sont posée en principe sur de l’eau et roulent sur elles-même. C’était sec et fixe (à cause du gel je suppose). Le bonhomme de neige ne fondra pas puisqu’il est en bronze. Toutes mes excuses aux Artistes dont je ne mentionne pas les noms vu que je les ai oubliés…

PS. Je suis rentrée de Paris, j’écris mes notes depuis ma prairie, de mémoire. Quel talent !

Les deux pigeons

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Au moment de leur installation en 1986, ces colonnes dites de Buren (Daniel de son petit nom) avaient fait couler des hectolitres d’encre non recyclable et alimenté moult polémiques dans les salons de coiffure du quartier, les restaurants chics et devant les zincs. Vingt deux ans après (non non darwi tu n’as pas dormi, c’est moi qui ne sais pas compter ! j’ai donc rectifié…), elles sont toujours là, dans la cour du Palais-Royal, la mine un peu moins fraîche certes mais elles ne choquent plus personne et les pigeons ont le bon goût d’y être assortis.

Au passage

Les “passages” de Paris sont des endroits où, à l’abri des vents mauvais, on peut tranquillement déambuler, passer d’une rue à une autre, faire du shopping, boire un verre, manger un morceau ou même aller au théâtre. Un genre de centre commercial, alors ? Pas du tout, répons-je l’éponge en main, ce sont des sortes de rues piétonnes couvertes de verrières et décorées de colonnes, statues, bas-reliefs, boiseries et mosaïques ou pas décorées du tout mais en tous cas construites au XIXe siècle. Les magasins y sont parfois luxueux et parfois inexistants. J’ai arpenté quelques-unes de ces galeries entre midi et deux, entre “Scandales et crises de l’archéologie” et “La genèse de la loi Carcopino”, avec un sandwich en main et l’appareil photo dans l’autre (dans la main pas dans le sandwich) et je me suis bien régalée (avec mes promenades, pas avec le sandwich).

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Photo 1 et 4 : galerie Vivienne - Photos 2, 3 et 6 : galerie Colbert - Photo 5 : c’est marqué dessus

T’es où ?

Dans le train ! Enfin, pas tout à fait mais ça ne saurait tarder. Oui, je quitte ma campagne cet après-midi pour un tour à la capitale afin d’assister à un colloque des plus sérieux sur l’histoire de l’archéologie. En fait (chuuuut) des vacances. Yipiiii !

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A dimanche, et prenez soin de vous.

La petite couverture dans la prairie

Maintenant qu’on a des gigolettes, non gigoteuses qu’on dit, et des polaires, les grands-mères sont frustrées : fini les tricots gigantesques, confectionnés avec les restes de laine, qui se détendent, se décousent, pluchent et perdent leurs couleurs ! Eh bien moi je dis non à la modernité ! Voilà, j’ai tricoté. Une petite couverture, mais géante pour un Petit-Cœur*. Si les parents ne veulent pas la confier à leur enfant elle pourra toujours servir de tapis pour le chien dans la voiture. Vous n’avez pas de chien? Tant mieux, ainsi Petit-Cœur pourra avoir trois tonnes de laine sur ses pieds, baver sur les coutures, tirer sur les fils, suçoter les coins, gratter les broderies avec l’ongle de l’index, vomir sur un carré rose, faire pipi sur un bleu, renverser son gobelet de jus d’orange sur un blanc et Maman pourra la mettre à la machine (30° programme laine) et la laisser sécher des heures et des jours, que dis-je des semaines, sur le balcon qu’elle décorera en attendant de revenir peser sur les pieds de Petit-Cœur*….

*Dit Bozo, mais juste quand il fait le cloune

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A la ville

Ce samedi, pas de visite de monuments prestigieux, pas de virée au bord de la mer. Juste des courses ennuyeuses à la ville. Et dire que le soleil brillait tant qu’il pouvait et qu’il fallait déambuler dans des rues avec des bagnoles qui puent, se garer tant bien que mal dans un parking qui coûte the skin of the bottom et manger un croque-monsieur quelconque. Alors j’ai été faire un petit tour dans une boutique de fringues, histoire de me faire un petit cadeau. Tu parles, pour se flinguer le moral il n’y a pas mieux. Parce que quand on a plus de 25 ans (beaucoup plus même) et une taille (plusieurs même) au dessus du 38, vaut mieux rentrer dans sa cambrousse et acheter une blouse à fleurs taille 56, tu trouves facilement et tu ne détonnes pas au moins.

Mais en levant le nez on a pu voir quelques fantômes réjouissants rescapés de la rénovation galopante du quartier :

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Je n’ai jamais bu de Dubonnet ni de Byrrh mais quand j’étais petite dans le métro parisien je regardais avec fascination, dans le noir ponctué d’ampoules blafardes entre les stations, défiler les mots incantatoires

Dubo…………….. Dubon……………..Dubonnet…………….. Dubo…………….. Dubon…………….. Dubonnet……………..

Chien chinois

Je viens d’apprendre (à mon âge il serait temps !) que, pour les Chinois, je suis du signe du Chien.

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Oui mais je crois que je suis en train de changer (ça se peut ?) car avec tout ce que l’on me fait subir au boulot je deviens chèvre, moi.

Des infos importantes pour les natifs de l’année du Rat

L’océan qui rugit

En fait d’océan, la Manche est plutôt une mer mais ça fait moins littéraire, tragique et hugolien que océan, qui lui a une dimension quasi épique. Mais c’est la Manche qui baigne la côte nord de la Bretagne que peut-on y faire ? Pourtant la Manche sait très bien être terrible et envoyer des vagues énormes sur de gentils pétroliers qui ne lui avaient rien fait et qui dégazaient paisiblement hors du rail.

Dimanche la tempête était censée faire rage, donc illico on est partis voir ça. Manque de bol le vent était sud-ouest et vu que la côte est plein nord, pas la moindre petite vague en vue, aucun embruns glacés ni rugissement océanique. On s’en serait douté.

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Malgré la lumière un peu terne, les vaguelettes ridicules et le tronc des Sauveteurs Bretons abandonné à sa rouille, ce fut une promenade vivifiante, égayée par les ajoncs en fleurs et un bain de pieds rafraichissant. Aux dernières nouvelles, les orteils sont toujours raccordés aux pieds de la demoiselle. Il est juste tombé un tout petit peu de sable sur son sol parisien, en retirant sa chaussette.

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La vie des livres

"Les livres sont une des rares choses que les hommes chérissent vraiment. Et les esprits les plus nobles sont ceux-là aussi qui se séparent le plus facilement de leurs plus chères possessions. Un livre qui traîne sur un rayon, c’est autant de munitions perdues. […] Quand vous vous êtes nourri l’esprit et l’âme d’un livre, vous vous êtes enrichi. Mais vous l’êtes trois fois plus quand vous le transmettez ensuite à autrui." Henri Miller

Mais qu'est-ce que vous racontez ?