Archive pour avril 2008

et un raton laveur

J’ai lu un roman qui parle d’oiseaux mais aussi de vaches et de moutons,

un roman qui parle de la mer au raz Blanchard, du phare éteint, d’une plage déserte, de la jetée,

un roman qui parle d’absence, de Max et son bateau, de la baie d’Ecalgrain et de sculpture

J’ai lu un roman qui parle d’amour, de falaises, de l’ombre de l’Usine et de naufrage,

un roman qui parle de la mer qui rend les gens, d’un bistrot qui couve des secrets, de murets qui protègent et de Jacques Prévert.

J’ai lu ce roman et pénétrer dans ses décors m’a procuré de grands moments d’émotion. Ce sont des endroits époustouflants. Au Nez de Jobourg, couvert d’ajoncs, l’air embaumait littéralement un mélange très doux de miel et de noix de coco, un délice à tomber. Enfin, vaut mieux pas !

Sur la tombe de Prévert j’ai laissé un livre en offrande. J’aime bien ces pèlerinages littéraires, roman-tiques et nesques…

Le bémol : deux usines nucléaires pas vraiment rassurantes. On ne peut pas faire semblant de ne pas les voir on se cogne dedans, de loin mais tout le temps.

Juste un petit bonjour

Sans vous, je dis, comme Thomas Dutronc, que je suis “comme un Manouche sans guitare, comme un château sans la Loire, comme une Normande sans armoire”…

Donc merci chers visiteurs, vos simples petits bonjours me réchauffent le coeur. Pas besoin d’en avoir des milliers, les fidèles me suffisent et si je sais que j’ai réussi à vous donner le sourire je suis toute heureuse.

Ecoutez donc Thomas Dutronc, pour le sourire il sait faire.

Sur ce je me tire en WE, ballade impromptue, bientôt un reportage !

Miam !

C’est quoi ce truc ? Ca se mange ? Oui ? Nooonnn ! Cette chose livide qui baigne dans un jus noirâtre avec un moignon carbonisé et couvert d’asticots ? Eh bien si, ça se mange ! Ce serait, aux dires de “Les bonnes recettes du Jardin des Modes” de 1934, un canard aux oranges. Et même il paraît que “Ce canard appétissant est tout simplement braisé et garni de quartiers d’oranges.” S’ils le disent…

Les petites bêtes, le retour

Les voilà revenues, les industrieuses, les ennuyeuses, les bourdonnantes, les piquantes, les rampantes et les volantes ! Tout ce petit monde se réveille, cherche la lumière, trouve les fleurs, fait valser le pollen, tourne et virevolte, se fait bouffer par les hirondelles, se reproduit en vitesse : c’est le vrai printemps!

Un bémol : les abeilles se meurent de maladie, des pesticides et du manque de nourriture. Nos petits jardins modestes leur sont donc des hâvres à condition de ne pas les arroser de Roundup bien sûr. En outre, planter toutes sortes de plantes mellifères fait le jardin odorant et bourdonnant de vie.

Sans queue ni tête

Moi je vous le demande : à qui sont ces mains ?

*Mode grany off*

De retour dans ma prairie, après avoir rendu les Dugudus à leurs parents respectifs, tout semble bien vide sans cris joyeux et cavalcades dans la maison. Donc il a bien fallu se faire un sas de décompression à la mer afin de retrouver la sérénité de notre train-train de vieux croûtons…

Saint-Malo dans ses atours de marée basse et de nuages tourmentés a parfaitement fait l’affaire !

C’est vacance

Je suis en : *mode grany on*

Alors je n’ai pas trop le temps de vous conter moult aventures cocasses et émotionantes, ni de faire des photos car mes deux dugudus sont…très…vivants ! Et toute la semaine sera ainsi.

Mais si vous avez envie de connaître les secrets de famille, c’est possible en allant voir le blog familial où vous pourrez admirer les exploits de Félix et Marguerite mis en images par moi personnellement afin de rassurer les parents, ce qui me donne beaucoup de travail (la propagande et la retouche des photos sont mangeuses de temps). Sinon allez choisir un livre, ou bien renseignez-vous sur la rencontre des bookcorsaires à  Saint-Malo, ou bien allez saliver chez les soeurs.

Ciel d’avril

C’est bon : les hirondelles sont arrivées, on attend plus que le gros du peloton. Il faut me croire sur parole car je n’ai pas réussi à les photographier, elles volent trop vite pour mon escargot d’appareil et je ne suis arrivée qu’à prendre les nuages. Et même la lune mais il faut bien avouer qu’elle lambine, elle. Heureusement qu’il faisait un chouette ciel avec de bons gros nuages joufflus, c’est mieux en photo que le gris uni.

Dans mon “jardin”

J’ai mis des guillemets car le “jardin” en question n’est pas vraiment ce qu’on entend par un Jardin. Vous savez, celui qui a de belles allées courbes entre des massifs si savamment arrangés qu’on dirait que c’est naturel (un comble), des pelouses impeccables, des arbres gracieux qui forment une perspective, des rosiers précieux, une terrasse avec pergola autour de laquelle….etc. etc. Chez moi ce n’est pas vraiment ça, la main verte, la taille, le rempotage, les boutures et autres greffes ce n’est pas ma tasse de thé. La paresse. Tondre l’herbe ? Un mouton ! Mais comme on aime voyager, pas de mouton, donc l’herbe est haute et puis voilà. Donc mon “jardin” est très livré à lui-même, on évite juste les débordements. On n’a rien contre les orties, le trèfle, les paquerettes, les boutons d’or et autres fleurettes arrivées là avec le vent ou les oiseaux, on y trouve toutefois quelques plantes “civilisées” : un camélia pour faire la dame, des rosiers fou-fous pour le roman et des herbes aromatiques pour la cuisine, un hortensia famélique pour faire breton et des pots vides qui ont jadis abrité de pauvres verdures oubliées sous les intempéries. Dans le fond du terrain, sous les noisetiers, une cabane pour les enfants qui menace ruine et la poule rousse du voisin qui vient faire une cure de verdure, tandis que les oies rivalisent de cris ignobles (toujours chez le voisin, pas celui qui tond, l’autre). Mais tout ça ma foi cohabite joyeusement et forme un espace fantaisiste plein de petites surprises que finalement j’aime bien.

Post-scriptum : Les hirondelles ne sont pas encore arrivées, je les guette chaque année. En principe elles sont chez nous vers le 15 avril. Je vous tiendrai au courant bien entendu.

Une recette

A la demande générale de Septentria et de Kana, je vous présente ma recette d’osso-bucco. Et c’est la véritable, la seule, l’originale sur son manuscrit si taché et jauni qu’on dirait qu’il date du Moyen-âge. C’est vrai ce cahier a défié le temps : il date de l’ère des dinausores de ma cuisine !

Pour lire la recette sans loupe, takakliker dessus.  Les autres, qui s’en fichent, passez la page et allez donc voir  ailleursici ou ,  des fois que vous ne sauriez pas quoi faire.

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La vie des livres

"Les livres sont une des rares choses que les hommes chérissent vraiment. Et les esprits les plus nobles sont ceux-là aussi qui se séparent le plus facilement de leurs plus chères possessions. Un livre qui traîne sur un rayon, c’est autant de munitions perdues. […] Quand vous vous êtes nourri l’esprit et l’âme d’un livre, vous vous êtes enrichi. Mais vous l’êtes trois fois plus quand vous le transmettez ensuite à autrui." Henri Miller

Mais qu'est-ce que vous racontez ?