Archive pour avril 2008



Le 100ème article

Pour l’occasion voici cent choses que je sais faire :

  1. Marcher (longtemps mais pas trop vite)
  2. Courir (les magasins)
  3. Lire des livres, des journaux, le mode d’emploi du paquet de céréales, etc.
  4. Lire la musique, en vrai sur une partition
  5. Jouer de la harpe (enfin, je savais…)
  6. Jouer de l’accordéon diatonique
  7. Manger avec des baguettes
  8. Fouiller (archéologiquement parlant)
  9. Nager
  10. Compter sur mes doigts
  11. Photographier avec un appareil numérique
  12. Tirer des photos en N&B en labo
  13. Parler portugais
  14. Cuisiner l’osso-bucco (me demander la recette)
  15. Me servir d’un ordinateur
  16. Ecrire des blogs (la preuve !)
  17. Conduire une automobile
  18. Barrer un voilier
  19. Tricoter des carrés, voire une écharpe
  20. Choisir des cartes postales
  21. Peindre à l’aquarelle (tenir le pinceau, le garnir de couleur et le poser sur le papier)
  22. Descendre une piste verte à skis
  23. Faire le Ti punch
  24. Choisir un melon
  25. Lire une carte au 25.000éme
  26. Zapper la télévision
  27. Parler aux bébés
  28. Frimer
  29. Résoudre des Sudokus niveau 1
  30. Critiquer mes chefs
  31. Prendre les transports en commun n’importe où (sauf en Asie)
  32. Passer l’aspirateur
  33. Chasser les mouches avec une tapette
  34. Arriver en retard au boulot
  35. Consulter Internet
  36. Remplir un lave-vaisselle
  37. Sauver la planète
  38. Etendre le linge
  39. Dire bonjour
  40. Dire au revoir
  41. Me marier
  42. Divorcer
  43. Répondre au téléphone
  44. Faire une purée instantanée bien collante
  45. Décorer mon jardin
  46. Me servir d’une pince à sucre
  47. Enlever les toiles d’araignées
  48. Mettre mes chats dehors
  49. Penser à ceux que j’aime
  50. Ne pas lire mes mails pendant plusieurs jours
  51. Lire des histoires à mes petits-enfants
  52. Choisir un vin qui ne va pas du tout avec un plat
  53. Trouver le mot juste grâce à mon petit Robert
  54. Rester calme, parfois
  55. M’énerver, souvent
  56. Partir en vacances sur un coup de tête
  57. Faire des citrons confits
  58. Etre heureuse d’être seule
  59. Avoir dix copains à la maison
  60. Reconnaître une mouette d’un goéland
  61. Me souvenir de mes 11 ans
  62. Dire non
  63. Dire oui
  64. Dire peut-être
  65. Découper un poulet
  66. Déboucher une bouteille de vin avec un vrai limonadier
  67. Faire voyager mes livres
  68. Organiser des jeux
  69. Composer un pique-nique
  70. Allumer un feu
  71. Coudre un bouton
  72. Dépenser tous mes sous
  73. Dégotter des recettes de cuisine dans les romans
  74. Faire un bouquet avec les herbes du jardin
  75. Oublier totalement les anniversaires, fêtes et autres commémorations
  76. Admirer le travail des autres
  77. Poser mes vacances (du grand art)
  78. Arrêter de fumer
  79. Rêvasser
  80. Faire la grasse matinée
  81. Faire du vélo
  82. Repasser une chemise d’homme (ça ne veut pas dire que je le fais, hein?)
  83. Préparer un poisson
  84. Penser au raton-laveur, élément indispensable d’une liste
  85. Ranger un placard
  86. Déranger le même
  87. Démasquer l’assassin avant la fin du film
  88. Faire une liste de courses que j’oublie à la maison
  89. Rédiger un rapport de fouille
  90. Ecrire un mot de condoléances
  91. Fuir
  92. Réussir un créneau du premier coup
  93. Confectionner un cake extra
  94. Inventer des soupes
  95. Regarder les jolis garçons, les hommes beaux
  96. Patienter
  97. Prendre un rendez-vous chez le dentiste
  98. Ecouter les explications et les oublier aussitôt
  99. Me passer d’un agenda (presque)
  100. Ne pas résister à la tentation

Arnaldur aime la bière

C’était à Lyon, un festival du roman policier, avec ses stands d’éditeurs, avec ses conférences, ses films et ses piles de livres tentatrices. Un salon normal quoi, avec une foule compacte et joyeuse, une buvette sommaire, des vigiles vigilants, avec les auteurs agrippés à leur stylo avec une seule question à la bouche : “c’est pour qui ?” Rien de particulier en somme. Eh bien si ! Parce que les bookcorsaires, il faut toujours qu’ils se distinguent, qu’ils innovent et qu’ils fassent voyager leurs livres. Donc les Lyonnais, qui avaient pourtant déjà inventé les traboules, ont imaginé le pont à livres ! Des romans policiers, pour l’occasion, se balançaient doucement au dessus des eaux de la Saône pour la plus grande joie des passants qui se sont servi tandis que de charmantes créatures leur distillaient explications et encouragements. Pendant ce temps, au sein du festival, d’autres charmantes personnes tenaient un stand présentant le bookcrossing et encourageaient le chalant à adhérer à ce mouvement. Et puis moi, sacrifiant à la tradition, je suis allée draguer l’Auteur afin de lui avouer mon amour pour ses livres et recevoir Sa Signature sanctifiant ainsi son ouvrage devenu mien.

quaipolar01.jpgquaipolar02.jpg

quaipolar03.jpgquaipolar04.jpg

Photo 1 : La passerelle à livres - Photo 2 : Le livre à passerelle -
Photo 3 : Le stand du Bookcrossing - Photo 4 : L’auteur qui a trouvé que j’avais une tête de conspiratrice

J’ai failli avoir un bisou d’Arnaldur (Indridason) si seulement je lui avais apporté une bière au lieu de lui déclarer “i am an archeologist and i love your books” ! Morale de l’histoire : une bière = un bisou et “i love your books” = que dalle. Comme quoi…

De la ville et de la traboule

Ah ! Lyon est bien belle et vue du dessus on se rend tout à fait compte que c’est une vraie ville. Une grande même, avec un fleuve et une rivière, des immeubles, une tour dite “le crayon”, des gendarmes efficaces, des mangeailles dignes d’intérêt et des portes avec des impostes ouvragées.

ville01.jpgville02.jpg

ville03.jpgville04.jpg

Oui, tout ceci est bel et bien. Mais malgré l’efficacité de la maréchaussée, on peut observer des agissements louches. Par exemple on voit tout plein de personnes à l’air décidé entrer par une banale porte d’immeuble. Le problème c’est que ces gens ne ressortent jamais, jamais. Que c’est-il passé ? La traboule. La quoi ? La traboule vous dis-je !

C’est simple. Passez une porte puis suivez un couloir voûté, puis entrez dans une cour avec des escaliers extérieurs, empruntez un autre couloir, passez une autre porte au bout et vous ressortez dans une autre rue ! Malin non ?
Raccourcis pour s’abriter de la pluie, pour semer l’ennemi, ce sont les traboules ! Ces passages datent du XVIe siècle et servaient aux soyeux pour transporter leur précieuse étoffe à l’abri des intempéries, plus quelques utilisations secondaires fort utiles…

traboule01.jpgtraboule02.jpg

traboule06.jpgtraboule05.jpg
Traboules du quartier Saint-Jean (Vieux Lyon)

 

 

En route pour Lyon

Avec au bout des rails, des amis, un festival du polar dans une ville inconnue de moi. Et pour voyager, chouette chouette, un TGV à demi vide ! Presque un wagon pour moi toute seule avec la possibilité de tendre mes jambes dans tous les sens, d’étaler mes papiers, mon livre, mes lunettes, mon stylo et mon carnet sur deux tablettes si je voulais. Sans les musiques immondes des portables et sans les “Chuis dans l’train” tonitruants. Sans un mouflet qui chouine. Sans voyageur qui te tombe sur les genoux dans un tournant un peu raide (c’est bizarre les voyageurs qui trébuchent ne sont jamais sexy et ont souvent une dangereuse boisson brûlante en main). Non, rien. Rien qu’un voyage paisible avec des paysages qui défilent à toute berzingue, des rêveries, du sommeil, de la lecture, un café, un sandwich, une douce somnolence, des idées notées. Que le plaisir de la parenthèse.

train01.jpgtrain02.jpg

A Lyon il faisait grand soleil mais c’est une autre histoire…

« Page précédente


La vie des livres

"Les livres sont une des rares choses que les hommes chérissent vraiment. Et les esprits les plus nobles sont ceux-là aussi qui se séparent le plus facilement de leurs plus chères possessions. Un livre qui traîne sur un rayon, c’est autant de munitions perdues. […] Quand vous vous êtes nourri l’esprit et l’âme d’un livre, vous vous êtes enrichi. Mais vous l’êtes trois fois plus quand vous le transmettez ensuite à autrui." Henri Miller