L’automne s’installant pour de bon, les marches à pied du soir deviennent de plus en plus humides et nocturnes. Et marcher sous la pluie dans le noir toute seule, ça me gave grave. Mais il faut faire du sport qu’on nous serine sans cesse ! Du vélo ? Il fera toujours aussi nuit et même avec une lampe il me faudra monter les routes bretonnes qui, si elles ne sont pas aussi pentues qu’en Savoie, sont toutefois bien trop raides pour mes mollets de coq. Alors du vélo d’appartement ? Comme le dit le Chat de Geluck :” Ce qu’il a de bien avec le vélo d’appartement c’est qu’on est pas obligé de faire le retour”. Véridique à souhait mais je n’ai pas d’appartement (rhooo le prétexte grossier), ni vélo qui compte les battements du cœur et les tours de roue, on oublie le vélo donc.
Non non, je vais faire…piscine ! C’est humide, certes, mais c’est éclairé et chauffé, tout ce qu’il me faut ! Alors avec un collègue qui va nager à l’heure du déjeuner, je suis allée. Mais pas pour rigoler, ça non ! Les nageurs enfilent un maillot moulant ergonomique, chaussent des lunettes fumées bleues genre Grand Bleu et crawlent à toute berzingue dans des couloirs délimités par des bouées comme pour la Manaudou, et sans faire d’éclaboussures je vous prie ! Moi qui ai l’habitude de nager brasse-mémère en papotant si possible de grelucheries, ça m’a un peu changé ! Je me faisais tout le temps doubler par des dingues de vitesse en prenant au passage quelques coups de pied ou par des fusées sous-marines auxquelles je distribuais à mon tour de petites tapes bien involontaires du bout de mes orteils. Mais, bravant toutes ces difficultés j’ai réussi à nager 500 mètres sans m’arrêter ! Je suis sortie de l’eau avec des pieds en plomb et la tête en plume. Bien contente. J’y retourne lundi.
Comme illustration je n’ai rien qui ressemble à une piscine pleine de nageurs fous alors je vous propose cette image, à la manière de La Mère Castor :

Quoi ? Hein ? Vous dites ?