Archive pour novembre 2008
Variations sur le thème “Trois mousquetaires”
Publié 30 novembre 2008 N'importe quoi ! 9 CommentairesLes illuminations qui réchauffent la planète pendant que je me caille chez moi pour faire des économies, la consommation à tout va pendant que des gens n’ont rien à tortorer, les histoires inconciliables de famille (“on peut pas venir manger votre chapon car on va chez belle-maman manger leur dinde” “tu veux quoi pour noël ?” “bon on fera ça au 31″ “Vous auriez pu téléphoner” “ben non je ne réveillonne pas chez vous cette année, vous savez bien !”)
Dans l’ordre : je hais les illuminations, artifice coûteux pour faire croire qu’on est en fête, heureux, je hais la dinde d’élevage mollassonne et le chapon trop gras (donnez votre recette si vous savez faire), je hais les cadeaux inutiles et les réjouissances obligatoires à date fixe parce que c’est le jour et pas autrement. Mais faut s’y plier et je m’y plie. Surtout quand il y a des petits enfants émerveillés.
Pour mes petits-enfants : un livre (un beau) chacun. Savoir lire a été et est toujours le plus beau cadeau que j’ai pu recevoir, alors forcément…
Pour les autres : dans leur liste. Pas de liste pas de cadeau, telle est la dure loi de ma prairie !
Finalement on tâchera de faire plaisir à tout le monde et on parviendra à recevoir nos présents de bon cœur. Un échange de petits (je dis bien petits ou alors carrément somptueux) gages d’affection ne peut pas faire de tort, hein ?
Avec rien à dire, un moral moyen, un horizon morne. Ca ira mieux demain. L’archéologie est en train de mourir et tout le monde s’en fout. Mon travail, mes espoirs de recherche (modeste certes) pas fichus, non, mais c’est tout comme. Partir en retraite avec de l’amertume ? C’est ce qui m’attend et ça ne me fait pas rigoler.
Tiens, je me suis dit, si on allait faire une balade romantique aujourd’hui ? Le temps maussade, les feuilles mortes, la Province endormie, mon Nomme et tout ça, c’est trop romantique, non ? Et puis on a, à portée de pédale d’accélérateur, la capitale, oui la capitale du romantisme, j’ai nommé Combourg, patrie de l’auteur le plus romantique du monde, j’ai nommé Chateaubriand, François-René de son petit nom.
Voici notre homme, auteur des “Mémoires d’Outre-Tombe” ( titre qui vous met tout de suite dans l’ambiance enjouée d’un mois de novembre pluvieux), avec son brushing quelque peu défait par la brise, un déhanché très Haute-Couture, la bouche amère et les yeux las qui montrent bien les tourments de son âme.
Nous voilà donc partis faire le tour de son “Lac tranquille”, un étang qui baigne les pieds du sombre château où il séjourna. Nous avons ainsi marché trois quart-d’heures dans l’herbe et sur route goudronnée, avec vue sur les canards et le château, le terrain de sport et le camping. Note de romantisme : 5. Arrivés au pied de la forteresse, se dresse une statue de l’écrivain autour de laquelle passent les voitures mais en photo ça ne se voit pas, romantisme : 6. Vue volée à travers les grilles du parc du château, romantisme : 10. Temps nuageux et feuilles mortes, romantisme : 8. Moyenne du romantisme : 7,25. En plein cagnard et avec des bagnoles sur la route la moyenne du romantisme aurait été bigrement au dessous, mais aujourd’hui on a eu une bonne note en romantisme.
Et pour finir notre périple nous sommes entrés dans l’incontournable librairie d’Hélène. On y a trouvé non seulement des livres mais aussi des conseils, de l’amitié et de la chaleur. Comme toujours.
Premier semestre 2008, école buissonnière
Publié 12 novembre 2008 Ma vie en tranches 21 CommentairesOui tiens, qu’ai-je fait ces derniers six mois ? Rien de bien spectaculaire, ni de très brillant (surtout au boulot…). Peu importe, j’ai bien bougé dans ma tête et avec mes pieds (parfois aidés de voitures, trains, bus, bateaux). Alors voici de quoi deviner où je suis allée courir par monts et par vaux de janvier à juin de cette année :
D’après ces indices, le premier qui trouve les 6 endroits gagne un livre (à choisir là ). Si c’est Hélène qui gagne, ça ne sera pas un livre vu qu’elle est libraire !



























Quoi ? Hein ? Vous dites ?