Depuis la porte de ma cuisine on peut admirer l’herbe et, exceptionnellement, une chèvre qui s’est introduite en douce dans le jardin pour brouter, mais ni mon thym ni mon romarin, ni mon origan, ni mon persil, ni ma ciboulette qui sont bien trop près de l’entrée. Non elle s’en prend aux…orties !

Bon ça c’est dehors. Dedans on a ce qu’il faut pour cuisiner, outre bien sûr casseroles et autres sauteuses et marmites, poêles et daubières, cuillers et louches, j’ai des bocaux remplis de graines mystérieuses et des petits pots contenant des épices arrivés tout droit (ben oui par avion, pas par caravanes de mulets et d’éléphants ou par caravelles !) des Mille et une nuits, de la Route de la Soie et des Caraïbes. Pour le pot-au-feu de ce midi les aromates venaient du jardin et pour le risotto de vendredi non. D’Italie plutôt, sauf le persil et le potiron qui ont été cultivés par des Bretons. On voit bien que la cuisine c’est compliqué.




Je ne vous ferai pas l’injure de vous donner ma recette de pot-au-feu qui est tout ce qu’il y a de plus improvisé, donc je n’ai même pas de recette en fait (aujourd’hui j’avais ajouté du fenouil en bulbe et un soupçon de cannelle, c’est dire). Le risotto, euh, ben c’est un peu pareil…Base de riz Carnotruc, vin blanc, oignons, bouillon, potiron (ou n’importe quoi d’autre) et le seul et unique fromage qui va bien là dedans, du vrai, du bon, du parmesan ! Pour de véritables recettes avec quantités et temps de cuisson allez donc plutôt consulter les sœurs Goux, vous ne serez pas déçus.
C’est pas le tout, on devait pas causer décoration, fen-chui et tout ça, non ? De comment on met un ordinateur dans la cuisine parce que la box veut pas turbiner ailleurs, que le wifii veut rien savoir et que de toutes façon c’est plus sympa et qu’en plus je peux garder un œil sur le frichti ? Ah ah ! C’est de l’organisation grandiose chez moi, faut pas croire ! Voilà une photo où l’on peut voir que le chat a posé son cul sur la table, mais l’éducation des félins domestiques n’étant pas le sujet du jour, on va donc passer outre ce regrettable détail et regarder alentour.

A droite le coin cuisine lui-même avec ses pots et ses fourneaux est délimité par un bar, tandis qu’à gauche sur une petite table délicatement ouvragée (merci Singer), l’ordinateur repose en compagnie d’une lampe, de tiroirs en carton et de stylos variés à l’encre souvent incertaine. Un jour je vous ferai visiter le salon, canapé, feu de bois, alcools, sexe et vidéo. Et le blog reste dans le pré. C’est coule, non ?
Quoi ? Hein ? Vous dites ?