Un petit recueil gai comme une journée d’été qui annonce sobrement : “Les légumes. 100 recettes” :
Aux éditions Ouest-France, donc bien de chez moi, donc adapté aux légumes de ma région, pensais-je benoîtement. Je l’achète imaginant trouver petits plats simples et originaux. Simples, ça oui. Tellement qu’on dirait du Lignac. Genre : “Choucroute de la mer, achetez de la choucroute cuite réchauffez avec un verre de Muscadet et quand c’est chaud ajouter poissons et coquillages que vous voulez et nappez le tout de beurre monté”. Nooooon ? Si ! Il a aussi les carottes à la crème et au cumin : “Faire cuire des carottes les mettre sur une assiette avec une cuiller de crème fraîche saupoudrée de cumin”. Jamais je n’y aurais pensé mais heureusement Ouest-France m’a sauvée ! Pour mon défi sans ravioli il me fallait tout de même trouver quelque chose. Pourquoi pas une “Papillote de poireaux au chèvre cendré ?”
La recette :
D’abord on te dit qu’il te faut une échalote mais dans la recette elle disparaît corps et biens. Je l’ai quand même mise avec les poireaux dans la poêle. Ensuite une fois le tout fondu je l’ai enveloppé dans du papier sulfurisé (je n’aime pas l’alu) avec les tomates confites, le fromage et mis à cuire, comme édicté, au cuit-vapeur.
Le résultat :
On ouvre le paquet et, oh, horreur et épouvante, le fromage a divorcé de sa croûte cendreuse et est resté tout debout !

En mélangeant c’était quand même plus présentable et le fromage avait aimablement enrobé le poireau, ouf. Et alors, c’était bon ? Pas mal, honnête et sansfaçon. J’avais triché en ajoutant aux poireaux un peu de vin blanc, (celui de la choucroute de la mer !). Il vaudrait peut-être mieux terminer la cuisson en papillote au four et il y a peut-être des idées dans l’assistance ?
Pour conclure, ce livre ayant terminé sa (courte) carrière chez moi il ira tenter une nouvelle chance dans la nature !
Quoi ? Hein ? Vous dites ?