Archive pour avril 2009

Le jeudi c’est pas ravioli (13)

C’est pas le tout mais il faut aussi penser à sa ligne, à sa santé, aux légumes par lots de cinq et tout ça qui donne bonne conscience ! Donc voici un petit livre pour ne plus culpabiliser, avec des recettes dont la plupart me donnent l’eau à la bouche,  inventives et pas trop compliquées. J’ai choisi pour ce soir (enfin hier car ce mot était programmé parce que, là, on s’est barrés à la mer, héhé) les “pene aux tomates rôties”. J’avais déjà cuisiné l’”agneau grillé aux câpres”, un délice, mais pour le Défi des Ravioli il fallait bien en faire une différente. Bon, assez causé, voici le livre et la recette :

penne01 penne02

(Tous les petits marque-pages multicolores sont mes prochaines recettes, le muguet c’est pour votre premier mai et le bocal de spaghettis pour tenir le livre debout *…)
J’ai remplacé le paprika fumé par du piment d’Espelette et ai complètement oublié le trait de vinaigre balsamique. Mon ail était nouveau et le romarin tout frais de mon jardin.

Le résultat* :

penne03

Plutôt très bon, tout a été liquidé. Mais je dirais que j’aurais du attendre l’été pour avoir des tomates cerises moins acides et finalement l’oubli du balsamique est passé totalement inaperçu.

**Catherine, un jour je vais débarquer chez toi pour prendre des leçons : 1) de présentation des plats et :  2) de photographie de ces mêmes plats

Quercus

Il s’est paré de petites feuilles tendres, le vieux dur à cuire

quercus01

chene02

En haut cliché pris le 5 avril et en bas le 25 avril

Noirmout’

La Baule c’est moche, oui mais le grand soleil, la mer bleue et l’air doux ne nous donnaient pas très envie de remonter dans notre campagne verte et fraîche (donc humide). Une idée minute surgit : allons donc à Noirmoutier, ce n’est pas loin, c’est une île donc il y aura encore de la mer bleue et de l’air doux, une côte à parcourir à pieds, du poisson frais, des huitres et des petites pommes de terre nouvelles…
Je vous avoue la vérité de suite : Noirmoutier c’est moche. Dans un autre genre que La Baule mais moche tout de même.

L’intérieur est sans intérêt, plat et entièrement couvert de patates. Il y a tout de même les marais que nous n’avons pas visités mais on a les mêmes à Guérande… Trop de touristes dans le bourg, trop de boutiques de vêtements “marins” et de souvenirs importés de pays orientaux. Un château-fort si bien repeint qu’on se croirait à Disneyland, les MH n’ont pas pleuré les pots de peinture ! Une ou deux petites rues calmes mais qui servent de parking malgré leur étroitesse. Un petit port un peu tristounet, endormi dans sa vase.

marais chateau

rue blackpearl

La côte est bétonnée à moitié, les dunes à l’abandon sont piétinées, les vélos y roulent en détruisant encore plus la végétation et on y a accolé des enrochements dont on sait pourtant les dégâts que ça occasionne. Triste à voir.

cote01 cote02

Pour arriver dans cette “île” on a deux solutions : un grand pont ou une chaussée submersible, le fameux Gois. Le grand pont c’est pour amener plus de touristes plus facilement car le Gois n’est praticable qu’à marée basse. Les prudents (comme nous) emprunterons la chaussée à l’heure indiquée par de grands panneaux lumineux et les plus téméraires (avec une bonne peinture anti-corrosion et une fiancée à impressionner) quand la mer monte, au dernier moment en faisant de grandes gerbes d’eau.

pont gois01

goix02 gois03

Post-Scriptum : oiseaux observés

  • Goéland argenté
  • Tournepierre à collier
  • Courlis cendré
  • Bécasseau minute
  • Aigrette garzette

Enez Hedig

C’était marqué sur le bateau, bon d’accord, en breton : enez Hedig. Enez = île et Hedig = Hoëdic (prononcer édique). Vous avez presque trouvé. Une minuscule île d’une beauté à couper le souffle, près de Belle-Île et de Houat.

plage labaule

A Hoëdic, pas de voiture, pas de spéculation immobilière, des plages de sable fin, des petits jardins bio, du silence, des oiseaux, des fleurs de dune, du respect de l’environnement. A La Baule, où nous fûmes juste après, c’est tout le contraire : plein de bagnoles, du bruit, des immeubles qui cachent la courbe parfaite de la baie, du bling-bling. La Baule j’ai trouvé ça moche et vulgaire, un endroit massacré par l’argent et finalement terriblement ennuyeux.  Revenons donc à Hoëdic, ça nous évitera de déprimer.

explorateurs

Auto-portrait au menhir.
On n’est pas beaux avec notre air abbé Breuil – Alexandra David-Neel ?

Nous avons passé deux jours entiers à parcourir les landes et les grèves, les plages et les chemins sans rencontrer personne, sauf un ou deux allumés comme nous, baignés dans les parfums enivrants des ajoncs en fleurs et des algues fraîches. Petit hôtel chaleureux, poissons frais dans nos assiettes, sites archéologiques avec vue sur mer, juste le bruit des vagues et des cris des oiseaux. Comme un goût de bonheur.

hoedic1 hoedic2

hoedic3 hoedic4

Et maintenant à vous de me dire si vous aimeriez voir d’autres images de ce petit bout de terre. J’ai des réserves !

coeur

Post-scriptum : oiseaux observés

  • Goéland argenté
  • Goéland marin
  • Mouette rieuse
  • Tournepierre à collier
  • Tadorne de belon
  • Canard colvert
  • Héron cendré
  • Bécasseau sanderling
  • Grand cormoran
  • Pinson des arbres
  • Hirondelle de fenêtre
  • Faisan

Terre !!!

Résumé de l’épisode précédent :

Bateau. Capitaine. Brume. Escale. Brume.
Musique, générique.

La brume se déchire. Enfin c’est une image, hein, parce que en vrai c’était juste un genre d’évaporation rapide, ffffffftttt ! Et se découpe alors, sur un ciel d’un bleu insolent, une balise tribord d’entrée de port, donc verte.

port01

Puis le port lui-même apparaît. Il est si petit que l’on se demande si notre bateau va pouvoir s’y amarrer. Mais ne l’oublions pas, notre capitaine, grâce à ses lunettes noires, à ses épaulettes dorées et ses jumelles, manœuvre son navire avec une maestria de chef d’orchestre et nous voilà sans tarder à quai.

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Comme le paysage est plat et qu’il n’y a pas de voiture en ce lieu, les habitants, sans doute désolés de ne pas posséder de rond-point à décorer, ont quand même disposé un bateau au milieu de rien, sur le sable à quelques bonnes centaines de mètres de la mer, histoire de faire comme les autres, là-bas sur le continent ?

bateau02

Au village les maisons minuscules sont serrées les unes contre les autres, avec des fleurettes en désordre sur le pas des portes.

village porte01 porte04

porte03 cafe porte021

Sauvés, il y a des bistrots ! Et même un hôtel avec un toit rouge et la vue sur la mer de tous les côtés. Il s’appelle “les cardinaux”, mais pas à cause de la religion, même si l’église est tout près. De toutes façons tout est tout près, ici.

Devinerez-vous quelle est cette île où nous allions mener à bien nos diverses missions (manger du poisson, dormir, courir les grèves plages et rochers, voir des oiseaux, observer des plantes, prendre des photos, découvrir des sites archéologiques, marcher dans les landes et autres futilités) ?

Musique, générique.

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