Archive pour la catégorie 'Archéologie mon amour'

Métro-boulot-dodo

La semaine est terminée, un petit week-end calme s’annonce (hormis invention farfelue, ce qui est toujours à envisager) et avant de quitter mon antre de travail, j’ai fait quelques clichés. Comme ça, juste pour partager cet environnement qui en ce moment est quotidien car j’ai une énorme bibliographie à enregistrer. Vivement une petite fouille dehors ! Donc voici mon bureau mis en quatre spécialement pour vous, mes lecteurs fidèles et attentionnés :

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  1. La table avec l’ordinateur et un gros dico car les livres que j’enregistre sont tous en anglais et un peu d’aide ne me nuit pas…
  2. Le mur derrière moi, devinez un peu ce qui est affiché et celui qui trouve tout gagne une petite surprise !
  3. Sur l’étagère quelques ouvrages basiques mais bien utiles dans ma profession
  4. La vue depuis ma chaise. Le bureau est exposé au nord, jamais de soleil mais je vois des arbres. Le parking est vide, c’est à cause des RTT et de la crise (les architectes qui campent au dessus de nous ont débauché la moitié de leur personnel).

Voilà, c’était un bureau d’archéologue moderne. Moi qui rêve toujours d’un “cabinet” plein de mystères, et d’objets rapportés d’une lointaine expédition comme celui imaginé par Thierry, je vis dans le fonctionnel propret qui interdit tout rêve un peu fou…Mais il faut être rentable, non ?

Mais le week-end est là, on peut commencer à rêver (et à penser au dîner) !

Noël au bureau (Pâques en bateau ?)

Les archéologues ne sont pas tout le temps penchés sur la terre et sur leur ouvrage, ils savent aussi prendre du bon temps, surtout quand il s’agit de faire l’école buissonière des comptes à s’arracher les cheveux, du téléphone, de la stratigraphie ennuyeuse, de la céramique pleine de terre, des plans incompréhensibles, du trou de poteau à vider. Alors, avec le prétexte de Noël on s’est organisé un gargantuesque petit goûter avec un sapin minuscule et des petits cadeaux (j’ai eu un taille-crayon Titeuf de toute beauté). Et voilà, l’après-midi est passé comme une fleur, gourmandise et bonne humeur font bon ménage (pas comme avancement de carrière et compétence).

Ici l’on voit la cafet’ avec quelques participants et les victuailles…

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Et ici un échantillonnage des gâteaux

Maintenant à vous de jouer : à quoi étaient ces gâteaux ?

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De retour

Avec rien à dire, un moral moyen, un horizon morne. Ca ira mieux demain. L’archéologie est en train de mourir et tout le monde s’en fout. Mon travail, mes espoirs de recherche (modeste certes) pas fichus, non, mais c’est tout comme. Partir en retraite avec de l’amertume ? C’est ce qui m’attend et ça ne me fait pas rigoler.

Je m’ennuie au bureau

Et pourtant…

j’ai un monceau de travail, un rapport à faire, la Science à faire avancer, un métier dit généralement “passionnant-je-voulais-faire-archéologue-quand-j’étais-petit” mais en réalité… Bon je ne m’éterniserai pas sur le sujet sinon ma réputation va vachement ternir !

Et pourtant…

j’ai un beau bureau avec fenêtre sur les arbres (et parking), une table avec des plans à finir, des livres à lire, du café à boire, un mur avec de jolies images, de la céramique à ranger, des collègues qui rigolent devant la photocopieuse…

Mais voilà j’ai envie d’être dehors, de flairer l’odeur des feuilles mortes, de marcher dans le vent frais, d’aller voir la mer, de fouiller une villa romaine et des tas d’autres choses mais pas d’être enfermée !

Une fouille sous-marine (au sec)

La ville de Saint-Malo adore les voitures. Tant et tant qu’elle a commandé un joli parking pour accueillir le plus de véhicules possible afin que les automobilistes  puissent investir dans les souvenirs bretons, les crêpes bretonnes et les plateaux de fruits de mer bretons tout en flanant entre les mythiques murailles qui enserrent des hôtels chics. Mais voilà, Saint-Malo est entouré de mer et pour garer de coûteux 4X4 ce n’est pas idéal, vous en conviendrez. Donc on va être bien obligé de mettre ces précieux véhicules sous la mer, certes, mais dans une boite en béton qui, je l’espère, sera étanche. Quelle bonne idée, non? Si si ! Et comme il y avait des risques de trouver quelques épaves corsaires dans la future boite, on m’a collée dedans, à 6 mètres de profondeur et dans une vase odorante pour vérifier tout ça. Entourée de trois pelleteuses et d’un bulldozer, j’avais l’air malin avec ma petite truelle ! Mais tels David défiant Goldorak, euh Goliath, et Astérix la légion romaine, héhé, j’ai réussi ! Bon, pas de goélette ou de frégate mais juste un modeste dispositif de mouillage pour bateau de pêche ou de transport qui va finir ses jours dans un musée pour montrer aux possesseurs de 4X4 comment on amarrait un bateau à voiles au XVIIIe siècle et sans produire de Co2 ! La classe, quoi.

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