Archive pour la catégorie 'La vie des gens'

Menteuses !

Le manifeste des menteuses

Un tribunal de Lille a pris la décision d’annuler un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité.

  • A cette minute, nous avons honte d’être citoyennes d’un pays dont la justice bafoue le droit des femmes.
  • Ce jugement nous atterre et nous révolte : il est inacceptable.
  • La virginité serait une qualité substantielle de la femme qu’on épouse. Des milliers de femmes sont aujourd’hui menacées par le caractère discriminatoire de ce jugement.
  • Si notre loi permet cela, alors il faut changer la loi.
  • Femmes de France, nous déclarons être citoyennes et menteuses.
  • Il est plus que temps que notre pays respecte le droit des femmes.
  • Le code civil ne doit pas être l’instrument du recul de l’égalité homme / femme.
  • Nous demandons que le code civil soit modifié en conséquence.
  • Nous n’acceptons pas cette régression du statut de la femme.
  • Nous n’acceptons pas cette atteinte à notre intégrité.
  • Nous n’acceptons pas l’obscurantisme.
  • Nous n’acceptons pas la rupture d’égalité.
  • Nous n’acceptons pas cette trahison.


Signez le manifeste par mail : marielouisegourdon@yahoo.fr

Marie-Louise Gourdon
commissaire du Festival du Livre de Mouans-Sartoux (06)
Malika Mokeddem,
écrivaine
Annie Ernaux,
écrivaine
Fatima Besnaci-Lancou,
écrivaine, éditrice
Irène Frain,
écrivaine
Lola Lafon,
écrivaine, musicienne
Nahal Tajadod,
écrivaine
Susie Morgenstern,
auteure jeunesse
Virginie Langlois,
écrivaine
Valentine Goby,
écrivaine
Anne-Marie Garat,
écrivaine
Mélody Vissio,
rédactrice en chef de Fem’Infos
Camille Blouin, éditrice
Marie-Jeanne Mavic
chargée de mission départementale (06) aux droits des femmes et à l’égalité
Zineb Doulfikar-Tear, présidente (06) de Ni Putes Ni Soumises
Jasmine Cavenel, Conseillère municipale de Cagnes-sur-Mer
Joëlle Halter
chargée de mission départementale (84) au Droits des Femmes et à l’Egalité
Jeanne Bénameur, écrivaine
Dominique Peignoux,
Vice-Présidente de Regard de Femme, antenne Ile-de-France
Marie-Desmeures, éditrice
Blandine Longre, traductrice et critique littéraire
Karine Lambert, Maîtresse de Conférences en histoire, Université de Nice
Raymonde Coudert, Ingénieure, Université Paris Diderot

…et moi

Le voyage à Paimpol, encore

Vous vous souvenez ? Paimpol et sa falaise chantée par Théodore Botrel, la pêche en Islande racontée par Pierre Loti ? les goélettes, le pardon, la croix des veuves, Yann et tout le tralala romantique maritime ?
La baie de Paimpol présente bien une vague colline mais de là à l’appeler falaise, c’est du même tonneau que la sardine de Marseille sensée boucher le Vieux-Port. Exit la falaise, à nous deux la grand-pêche. A part un petit musée discret rappelant cette épopée, rien de rien. Plus une seule goélette. Enfin si, une, mais dans quel état!

Une goélette en partance pour l’Islande, au début du XXe siècle

Une goélette en partance pour l’oubli au début du XXIe siècle

Pas un seul hommage à ces marins qui ont été exploités honteusement. Dans le port, quasi plus de bateaux de pêche, deux ou trois chalutiers-coquilliers quand même et les barges en alu des ostréïculteurs, au milieu d’un million de bateaux en plastique au dessus desquels trônent les camping-cars. La maison de Pierre Loti accueille une boutique de coiffure et les belles maisons d’armateur des hôtels et des restaurants.

La maison où Pierre Loti écrivit “Pêcheur d’Islande”

Mais où est donc passé le pêcheur d’Islande ? Réduit à un mythe ? Au pittoresque ? Or, la pêche en Islande était loin, immensément loin du pittoresque mais aussi du mythe. Un ancien d’Islande, Yves le Roux, concluait ainsi son récit : “nous ne faisions pas l’Islande par plaisir, ni vocation, comme on l’a trop souvent écrit, mais seulement pour nous remplir le ventre ; et ce remplissage-là, croyez-moi, on le payait cher”. Il ne reste plus à Paimpol que des restos-moules-frites, des marchands de souvenirs marins et de sardines à l’huile… de quoi se faire frissonner, non ?

Le quai entre les deux bassin du port, hier et aujourd’hui

A lire : “L’épopée islandaise” de François Chappé qui démonte tous les mythes de la pêche en Islande et montre la dure réalité de ce que fut la vie des marins de cette époque

Jersey (5/5) : les pieds fatigués

On pourrait croire que Jersey est une île drôlement fatigante car on y trouve des multitudes de bancs, je parierais qu’il y en a au moins un par habitant. Tous les 15 mètres on peut se reposer les pieds (c’est marqué dessus), en regardant soit la mer, soit la campagne, soit les bateaux échoués, soit en attendant le bus en ville, le bateau au port, le car sur les chemins. Ou juste pour regarder la vie passer doucement. Certains sont offerts en hommage à un mort et y poser son postérieur est tout à fait autorisé. Je les ai tous essayés et tous bien appréciés.

Jersey (4/5) : bien peint

Si vous voulez faire des affaires en or, venez faire peintre en bâtiment ou négociant en peinture à Jersey. Tout est peint, laqué, enduit du jour. Les maisons sont pimpantes dans leurs couleurs de sorbets et les grues du port toutes coloriées de frais. La balustrade verte devant la cabine de téléphone jaune c’est quand même plus chouette que le gris sous-marin et le marron. Même les taches sont bien peintes, c’est dire !

Jersey (2/5) : ici on parle français

Ce ne sont pas les Jersiens qui parlent français, ça non alors, mais les panneaux et parfois les maisons, pardon les cottages. Les lieux sont encore normands mais pas les gens. Les gens parlent anglais un point c’est tout.

De la ville et de la traboule

Ah ! Lyon est bien belle et vue du dessus on se rend tout à fait compte que c’est une vraie ville. Une grande même, avec un fleuve et une rivière, des immeubles, une tour dite “le crayon”, des gendarmes efficaces, des mangeailles dignes d’intérêt et des portes avec des impostes ouvragées.

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Oui, tout ceci est bel et bien. Mais malgré l’efficacité de la maréchaussée, on peut observer des agissements louches. Par exemple on voit tout plein de personnes à l’air décidé entrer par une banale porte d’immeuble. Le problème c’est que ces gens ne ressortent jamais, jamais. Que c’est-il passé ? La traboule. La quoi ? La traboule vous dis-je !

C’est simple. Passez une porte puis suivez un couloir voûté, puis entrez dans une cour avec des escaliers extérieurs, empruntez un autre couloir, passez une autre porte au bout et vous ressortez dans une autre rue ! Malin non ?
Raccourcis pour s’abriter de la pluie, pour semer l’ennemi, ce sont les traboules ! Ces passages datent du XVIe siècle et servaient aux soyeux pour transporter leur précieuse étoffe à l’abri des intempéries, plus quelques utilisations secondaires fort utiles…

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Traboules du quartier Saint-Jean (Vieux Lyon)

 

 

Aération

Aujourd’hui, celui qui voulait pouvait s’aérer les bronches. Bond’la la belle tempête ! Avec le son qui va bien et la pluie en ordre de marche.
Comme le vent à 100km/h est difficile à photographier, je vous propose la tempête vue de l’espace qui est bien plus photogénique. Voyez sous quoi on était, quasi dans l’œil :

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Pas de dégâts chez nous, et pour une fois pas de coupure électrique ni de téléphone. Quelques branchages épars sur la route, les chats tout ébouriffés, et c’est tout. C’est prévu encore pour jusqu’à demain 6h mais notre maison en terre est bien accrochée à son sol natal et nous permet de rester douillettement à l’abri.

Dimanche

Outre qu’il fait un temps de cochon (y’en a mare, hu hu),

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Gougogole m’envoie des requêtes déprimantes comme :

- Comment dormir si on bois (sic) trop de café ? (je ne sais pas, moi)

- j’aime mon voisin (moi non plus)

- Comment se déplacer en mer (en pédalo)

- Le môme en conserve (faut un grand bocal)

- Comment dessiner un bateau avec 5 voiles (dessiner un bateau puis les voiles en comptant sur ses doigts)

Si vous avez des réponses à ces questions angoissées, n’hésitez pas à les formuler !

Des bons voeux bien frais du jour !

Première photo du premier janvier : un canard, ou plutôt une canette. Normal on était dans le sud-ouest, surtout que là, le canard ça ne manque pas. Mais celui là, enfin celle-là, était en liberté dans la rivière et s’ébrouait joyeusement. Voilà ce que je vous souhaite pour 2008 : être en liberté et pouvoir vous ébrouer joyeusement !

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Voyage au sud (4) de deux archéologues à l’ouest

A Marseille on a tout. Non seulement on a “Plus belle la vie” (voir épisode précédent) mais également les bagnoles qui passent sous le Vieux-Port, les bateaux qui flottent au dessus des autoroutes, des immeubles immondes et des tours magnifiques, le soleil qui se couche sur la mer, des vues imprenables et des bains de foule. Tout ça au même endroit.

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A Marseille on vend de tout, un briquet sur un carton, des diamants, des herbes dans des tiroirs en bois, et les fameuses “navettes” qui sentent l’eau de fleur d’oranger à trois kilomètres et qui sont aussi résistantes que la pierre (porteurs de dentiers, méfiez-vous, ces biscuits menacent votre sourire, même collé avec le gel qui maintient vos molaires quand vous roulez une pelle à votre conjoint). La boutique vend aussi du pain, car c’est une boulangerie, sauvant ainsi nos mâchoires.

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A Marseille on trouve toutes sortes de restaurants et de nombreux bars dont celui de “La Marine” rendu célèbre par un certain Marius dont le papa tenait l’estaminet en question et dont la fiancée aux cheveux ondulés pleurnichait dans le giron généreux de sa maman. Le café y est expresso, l’ambiance morne et le décor nostalgico-tristounet.

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La vie des livres

"Les livres sont une des rares choses que les hommes chérissent vraiment. Et les esprits les plus nobles sont ceux-là aussi qui se séparent le plus facilement de leurs plus chères possessions. Un livre qui traîne sur un rayon, c’est autant de munitions perdues. […] Quand vous vous êtes nourri l’esprit et l’âme d’un livre, vous vous êtes enrichi. Mais vous l’êtes trois fois plus quand vous le transmettez ensuite à autrui." Henri Miller

Mais qu'est-ce que vous racontez ?