Je voyais arriver l’époque des petites tenues légères et des maillots de bains avec une certaine appréhension car comment cacher mes gros-gras-doubles sous 15 cm² de tissu ? Mais l’appréhension c’est transformée carrément en pure angoisse au vu du bilan sanguin, avec trop de tout si j’en crois les formules magiques du labo… En bref, surpoids, sucre, machin lipides, truc cholestéchose, au secours je vais sûrement mourir sur le champ de tas de maladies épouvantables si je n’arrange pas ça sur le champ ! Alors plus de nourriture roborative et joyeuse, seulement carottes rapées et eau minérale ? Que nenni ! Mosava a trouvé un site internet qui aide à ré-équilibrer sa malbouffe et te donne des menus super (plus besoin de se dire “on va manger quoi ?”) et un programme de gym pour mamie feignasse (moi). C’est plein de pub mais gratuit. Je commence mon programme pour de vrai lundi mais j’ai quand même fait attention à mes repas et marché allègrement ce matin pendant 3/4 d’heure aux alentours de la maison avec mon ipod sur les oreilles et l’appareil photo en bandoulière.
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Ce soir je me suis amusée (?) à recopier le tableau des statistiques de “Vue sur mer”, blog de mes photos, tout en dégustant un délicieux expresso qui va m’empêcher de dormir. Les montées et descentes capricieuses du nombre de visiteurs (entre 5 au plus bas et 109 au plus haut) de jour en jour me laissent rêveuse (à défaut de roupiller). La tendance générale est à la baisse, mais sur la fin on touche le fond !
Pourquoi je n’ai pas fait de copie d’écran ? Me demandez-vous. Je ne sais pas, réponds-je, j’avais besoin d’un peu d’artisanat. Parce que vraiment c’est pas sérieux tout ça !
Edit pour les étourdis : Je vous remets le lien de l’album et dans quelques jours je refais une courbe pour voir (gnark gnark)
Il regarde, ce chien de faïence, les gens qui passent, en chien de faïence. Sa vie de chien de faïence est à un tournant. Ses maîtres n’en veulent plus et l’exposent sur une planche recouverte de plastique adhésif au vide-grenier du village. Mais aura-t-il droit à une nouvelle étagère ? Son cul posé sur un napperon ? Entre la photo du fils à trois ans et le thermomètre en forme de phare ? Ou va-t-il retourner dans un carton, l’œil ouvert et l’oreille aux aguets pour toujours dans le noir du grenier ?
Mes chat(tte)s sont une bande de hooligans, de gangsters. Présentations :
- Pretinho, dit Titi, chef de bande et névrosé, il pègue. Tout noir, de gouttière. Ne boit que dans l’évier. Dort en rond, de préférence dans un “moule”. Sa fourrure, moelleuse, sent toujours bon et j’adore y fourrer mon nez.
- Trottinette, grosse et grasse, courte sur pattes en plus, toujours miaulante et parfois les 4 fers en l’air, vit dehors, dans les greniers et trottine, affairée. Vaguement rayée, de gouttière. Parfois se parfume à l’huile de vidange de tracteur. Parfois passe la nuit dans la maison (quand elle n’est pas parfumée arôme tracteur). Elle n’est pas sur la photo car elle faisait sa fière.
- Peggy fille de Trottinette, paresseuse et chichiteuse. Noire et blanche et nez rose, de gouttière. Grimpe à la porte d’entrée en bramant pour qu’on lui ouvre, joue avec sa queue et te pose une patte sur l’avant bras quand elle veut te causer. Le mot magique : “Saucisson !” et elle rapplique à toutes pattes.
Ils passent leur vie à entrer puis sortir et vice-versa, à dormir et à nous faire des tas de cadeaux comme rats, mulots, souris, lapereaux, grenouilles et oiseaux tombés du nid ce qui nous fait éminemment plaisir vous pensez bien. Ils se gavent de croquettes que l’on paye the skin of the bottom chez le vétérinaire, puis les vomissent (dans la maison) et enfin retournent dormir l’air satisfait. Ils ont une peur panique des invités à la maison, des enfants et des chiens, tous aux abris !
1) Vu dans un restaurant, dans la rubrique “Entrées” :
“Taboulé de chou-fleur bio, jambon ibérique, vinaigrette de coques”
Comme je n’ai pas mangé là, je ne connais pas la teneur de cette recette, à part le “jambon ibérique”, sans doute le fameux serrano et le chou-fleur, légume bien connu en Bretagne.
Donc.
Vous allez me faire le plaisir de concocter une recette sur la base des informations ci-dessus, Les sœurs Goux, au travail ! Et les autres aussi d’ailleurs. Je les ferai toutes vos recettes, avec photos et tout.
Prière toutefois de ne pas m’empoisonner.
2) ça se mange mais c’est quoi ?
Cette bonne Catherine, qui a toujours des idées extravagantes, m’a désignée officiellement pour que je dévoile mes petites habitudes en terme de greluchitude. Sans doute parce que je le valais bien ? Quatorze questions fort pertinentes m’ont donc été posées. Voici le texte intégral de cette interwiew exclusive :
- Quel fond de teint utilisez-vous ? Aucun, j’ai une carnation parfaite voyons et le bronzage archéologue* en plus !
- Quel mascara utilisez-vous ? Utiliser du masque à rat ? Sûrement pas !
- Votre crème de jour ? Pas de pub ici !
- Votre marque de produit préférée ? Pas de pub ici, je vous l’ai déjà dit !
- Votre marque fétiche de maquillage ? Pas de pub ici ! Non mais vous êtes sourd ou quoi ?
- Votre produit “must” ? Etre amoureuse (ça fait briller les yeux et rosir les joues), en l’absence de ce produit fort rare, je me contente du sourire, disponible 24/24h et gratuit. Sinon c’est le lait d’anesse en bain, le problème c’est que je n’ai qu’une douche et pas d’anesse du tout
- Votre magazine fétiche ? Télé Z
- Qu’emportez-vous sur une île déserte ? Je ne vais jamais sur une île déserte.
- La femme que vous admirez pour sa beauté ? Cléopâtre
- Une femme dont vous enviez le look ? Vénus
- Vous vous damneriez pour quoi ? Quelques tranches fines d’un excellent saucisson sec avec un verre de bordeaux.
- Que signifie pour vous la féminité ? Heu… Des gros nichons ? Ah c’est pas ça la question ? Vous pouvez répéter ?
- Un dernier mot ? La beauté ne se mange pas en salade
- Votre adresse de blog fascheune/biouti ? Inrap
Bon c’est pas l’tout à qui je vais refiler la patate chaude moi maintenant ? Mais comme je me fiche pas mal de votre maquillage, mes amis, c’est pour celui qui voudra ou que ça inspire…
C’est la Vénus d’Arles.*Le “bronzage archéologue” d’été se répartit ainsi : la figure et le cou avec la marque du tee-shirt, les bras avec la marque des gants et des manches. Le reste est blanc.
C’est la Mère Castor qui l’a dit. On est jeudi, tant pis, c’est kitcherie aussi.
Vous vous souvenez ? Paimpol et sa falaise chantée par Théodore Botrel, la pêche en Islande racontée par Pierre Loti ? les goélettes, le pardon, la croix des veuves, Yann et tout le tralala romantique maritime ?
La baie de Paimpol présente bien une vague colline mais de là à l’appeler falaise, c’est du même tonneau que la sardine de Marseille sensée boucher le Vieux-Port. Exit la falaise, à nous deux la grand-pêche. A part un petit musée discret rappelant cette épopée, rien de rien. Plus une seule goélette. Enfin si, une, mais dans quel état!
Une goélette en partance pour l’Islande, au début du XXe siècle
Une goélette en partance pour l’oubli au début du XXIe siècle
Pas un seul hommage à ces marins qui ont été exploités honteusement. Dans le port, quasi plus de bateaux de pêche, deux ou trois chalutiers-coquilliers quand même et les barges en alu des ostréïculteurs, au milieu d’un million de bateaux en plastique au dessus desquels trônent les camping-cars. La maison de Pierre Loti accueille une boutique de coiffure et les belles maisons d’armateur des hôtels et des restaurants.
La maison où Pierre Loti écrivit “Pêcheur d’Islande”
Mais où est donc passé le pêcheur d’Islande ? Réduit à un mythe ? Au pittoresque ? Or, la pêche en Islande était loin, immensément loin du pittoresque mais aussi du mythe. Un ancien d’Islande, Yves le Roux, concluait ainsi son récit : “nous ne faisions pas l’Islande par plaisir, ni vocation, comme on l’a trop souvent écrit, mais seulement pour nous remplir le ventre ; et ce remplissage-là, croyez-moi, on le payait cher”. Il ne reste plus à Paimpol que des restos-moules-frites, des marchands de souvenirs marins et de sardines à l’huile… de quoi se faire frissonner, non ?
Le quai entre les deux bassin du port, hier et aujourd’hui
A lire : “L’épopée islandaise” de François Chappé qui démonte tous les mythes de la pêche en Islande et montre la dure réalité de ce que fut la vie des marins de cette époque

















Mais qu'est-ce que vous racontez ?